
La climatisation consomme désormais plus que l’éclairage dans les foyers français, relève l’ADEME dans son guide de 2024. Pour l’agence, l’achat d’un climatiseur doit rester une solution de dernier recours. Mais quand l’appareil est déjà là, quelques réglages changent beaucoup la facture.
Le réglage qui compte le plus : la consigne
L’ADEME donne deux règles simples :
- ne mettre la climatisation en route que si la pièce dépasse 26 °C ;
- régler la consigne à 26 °C plutôt qu’à 22 °C, ce qui, selon l’agence, fait consommer deux fois moins.
Elle ajoute une limite de confort : ne pas viser plus de 5 ou 6 °C d’écart avec l’extérieur, pour éviter le choc thermique en entrant et en sortant. Un séjour à 26 °C quand il fait 32 °C dehors paraît frais ; à 20 °C, il paraît glacial et coûte bien plus cher.
Empêcher la chaleur d’entrer
Un climatiseur combat la chaleur qui entre. Moins il en entre, moins il travaille. L’ADEME conseille de fermer fenêtres et volets dans la journée, dès que la température extérieure dépasse celle du logement et avant que le soleil ne frappe les vitres, en particulier au sud et à l’ouest. On aère ensuite aux heures fraîches, la nuit et tôt le matin, en créant un courant d’air entre deux façades ou entre le bas et le haut d’une maison.
Côté intérieur, les sources de chaleur s’ajoutent à la charge : four, plaques sans couvercle, appareils laissés allumés.
Le ventilateur d’abord, ou en complément
Un ventilateur ou un brasseur d’air au plafond ne refroidit pas l’air, mais l’air en mouvement donne une sensation de fraîcheur. L’ADEME le recommande pour gagner en confort, et ses chiffres justifient de l’essayer avant la climatisation : un climatiseur mobile coûte près de 30 fois plus qu’un ventilateur à l’usage. Combiné à une climatisation, il aide à supporter une consigne plus haute.
Mobile ou fixe : un écart important
L’agence déconseille les climatiseurs mobiles. Leur gaine d’évacuation oblige à laisser une fenêtre entrouverte, par laquelle la chaleur rentre. Selon son guide, un climatiseur mobile de classe A coûte plus de 130 € pour un mois d’utilisation, jusqu’à 2,5 fois plus qu’un appareil fixe. Si l’achat est inévitable, elle conseille de regarder l’étiquette énergie et de privilégier les meilleures classes.
Programmer plutôt que laisser tourner
Inutile de refroidir un logement vide toute la journée. Une programmation qui relance l’appareil peu avant le retour, ou une prise ou un thermostat qui le coupe en votre absence, évite les heures perdues. Les possibilités et leurs limites sont comparées dans thermostat, programmateur ou prise connectée. Attention : un climatiseur fixe se pilote par sa propre télécommande ou son application, rarement par une simple prise.
L’entretien
Des filtres encrassés font travailler l’appareil plus longtemps pour le même résultat. Nettoyez-les au rythme indiqué par la notice. L’ADEME rappelle que l’entretien par un professionnel est obligatoire tous les deux ans pour les appareils de plus de 4 kW.
Pour mesurer
Un climatiseur mobile se branche sur une prise : un wattmètre placé pendant une journée chaude donne sa consommation réelle, et permet de comparer deux consignes. La méthode est dans mesurer la consommation d’un appareil.
Sources
- ADEME, 10 gestes pour économiser l’énergie cet été (dépliant, PDF)
- ADEME, Comment réduire sa facture d’électricité ? (guide Clés pour agir, décembre 2024, PDF)