Domotique et énergie : les automatisations vraiment utiles

Domotique et énergie : les automatisations vraiment utiles
Crédit : piogu.com

La domotique peut faire économiser de l’énergie, ou en ajouter. Chaque module connecté consomme en permanence, et l’ADEME range les « appareils connectés » et les « objets gadgets » parmi les signes de suréquipement. Le tri entre les deux se fait sur un critère simple : l’automatisation supprime-t-elle des heures de fonctionnement d’un appareil qui consomme beaucoup ?

Les automatisations qui rapportent

Programmer le chauffage. C’est de loin la plus rentable dans un logement chauffé. L’ADEME estime en moyenne à 15 % l’économie d’énergie de chauffage obtenue avec un thermostat programmable, et rappelle qu’un degré de moins fait gagner environ 7 %. Voir programmer son chauffage.

Baisser en cas d’absence. Pour une courte absence, réduire le chauffage au minimum ; pour une absence prolongée, hors-gel et chauffe-eau coupé, conseille l’ADEME, car faire remonter le chauffe-eau en température consomme moins que maintenir de l’eau chaude inutilement pendant plusieurs jours. Un scénario « absence » applique tout cela d’un geste. L’agence cite d’ailleurs les applications de domotique pour programmer des scénarios d’absence prolongée ou distinguer semaine et week-end.

Couper le chauffage fenêtre ouverte. L’ADEME mentionne des thermostats capables de le faire.

Faire chauffer l’eau en heures creuses, si le contrat le permet et si le compteur ne s’en charge pas déjà.

Couper un groupe de veilles la nuit : télévision, décodeur, console, barre de son, et la box si elle ne porte pas le téléphone.

Celles qui coûtent plus qu’elles ne rapportent

Une prise connectée sur une petite veille. TP-Link indique jusqu’à 1,64 W pour sa Tapo P110 quand elle alimente l’appareil. Derrière une veille d’un watt, elle consomme plus qu’elle n’économise.

Les lumières pilotées à la voix ou par scénario, quand elles remplacent un interrupteur et ajoutent une ampoule connectée et une enceinte toujours en veille.

Les gadgets qui ne commandent rien d’énergivore. Leur intérêt peut être réel, mais pas pour la facture.

Le bilan à faire

Pour chaque module, comparez :

  • ce qu’il consomme lui-même, toute l’année, en kWh ;
  • ce qu’il fait économiser, en kWh, sur l’appareil qu’il commande.

Un module de 1 W consomme environ 9 kWh par an. S’il supprime deux heures quotidiennes d’un radiateur de 1 000 W, l’économie se compte en centaines de kWh. S’il coupe une veille de 1 W, il ne fait que la remplacer.

Les outils simples d’abord

Une multiprise à interrupteur et une prise programmable mécanique, que recommande l’ADEME, couvrent une bonne partie des besoins sans réseau ni application. Pour savoir quoi automatiser, mesurez d’abord ; voir les systèmes de suivi de consommation et la liste de quels appareils automatiser. La démarche d’ensemble est résumée dans mesurer et réduire sa consommation, étape par étape.

Sources

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