Détecter une fuite d’air autour d’une fenêtre ou d’une porte

Détecter une fuite d'air autour d'une fenêtre ou d'une porte
Crédit : piogu.com

Une fuite d’air se sent avant de se voir. La sensation de courant d’air près d’une fenêtre, un rideau qui bouge fenêtre fermée, une poussière noire qui s’accumule le long d’une plinthe : autant d’indices. Pour la localiser précisément, il faut des conditions favorables et un peu de méthode.

Choisir le bon moment

Ressources naturelles Canada conseille de chercher par une journée froide, et note que les fuites sont plus faciles à trouver par temps venteux. Le vent met la façade en pression d’un côté, en dépression de l’autre, et l’air se met à circuler par les moindres interstices.

Accentuer les fuites

On peut créer artificiellement ces conditions. Le gouvernement du Québec propose de mettre en marche tous les appareils qui extraient l’air : hotte de cuisine, ventilateur de salle de bain, sèche-linge, aspirateur central. Ressources naturelles Canada décrit le même « test d’infiltrométrie rudimentaire » : toutes portes et fenêtres fermées, tous les ventilateurs en marche, la maison passe en légère dépression et l’air extérieur entre par les fuites.

Une précaution impérative : avant ce test, éteignez la chaudière, le chauffe-eau au gaz et tout appareil à combustion. Le guide canadien prévient que la dépression peut faire refouler les gaz de combustion dans la maison.

Quatre méthodes de détection

La main mouillée. La plus simple : passée lentement le long des jonctions, elle perçoit le filet d’air froid. Elle suffit pour les grosses fuites.

Le bâton d’encens ou la bougie. Ressources naturelles Canada recommande l’encens, deux ou trois bâtonnets ensemble : près d’une fuite, la fumée est aspirée ou chassée, et dans les fuites importantes le bout des bâtonnets se met à rougir. Le Québec décrit le même essai du vacillement avec une bougie ou une feuille de papier. Avec une flamme, prudence près des rideaux.

La feuille de papier coincée. Pour vérifier un joint d’ouvrant, fermez la fenêtre ou la porte sur une feuille de papier, puis tirez. Si elle glisse sans résistance, le joint ne fait plus son travail à cet endroit. Répétez sur tout le pourtour.

Le thermomètre infrarouge ou la caméra thermique. Mis en dépression, le logement aspire de l’air froid qui refroidit les surfaces autour des fuites. Les exemples commentés de la CLCV du Puy-de-Dôme montrent ces « panaches » froids autour des fenêtres, des prises et des interrupteurs. Notre article sur la caméra thermique explique comment les lire.

Où chercher

Autour d’une fenêtre ou d’une porte, les fuites se concentrent à quelques endroits précis :

  • la jonction entre le cadre et le mur, côté intérieur, souvent cachée par une boiserie ;
  • le contact entre l’ouvrant et le dormant, sur tout le pourtour ;
  • le pourtour du vitrage, sur les anciennes fenêtres à mastic ;
  • le seuil, au bas de la porte ;
  • la fente à lettres et l’œilleton ;
  • le coffre du volet roulant et la sortie de la sangle.

Le Québec et Ressources naturelles Canada élargissent la liste au reste du logement : prises et interrupteurs des murs extérieurs, trappe des combles, plafonniers encastrés, passages de tuyaux et de câbles, jonction des murs et des planchers.

Noter avant de réparer

Faites un plan rapide de chaque pièce et marquez les fuites trouvées, avec leur importance. Cela évite d’acheter dix mètres de joint pour une fuite qui venait du coffre de volet. Les réparations sont détaillées dans nos articles sur la fenêtre ancienne, le bas de porte et le coffre de volet roulant.

Quand faire appel à un professionnel

Le test d’infiltrométrie réalisé par un professionnel, avec un ventilateur qui met la maison en dépression, mesure la quantité d’air qui entre dans le logement et localise les fuites de façon plus fiable, selon le Québec. Il se justifie avant une rénovation importante, ou quand les fuites restent introuvables.

Sources

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