Wattmètre : comment le choisir, et quatre familles comparées

Wattmètre : comment le choisir, et quatre familles comparées
Crédit : piogu.com

Un wattmètre de prise se branche entre la prise murale et l’appareil, et dit ce que celui-ci consomme. Le principe est toujours le même ; ce qui change d’un modèle à l’autre, c’est la précision aux faibles puissances, la capacité d’enregistrement et la façon de lire les résultats. Nous n’avons pas testé ces appareils : les chiffres ci-dessous sont ceux des fabricants.

Les critères qui comptent

La charge maximale. Un appareil branché derrière le wattmètre ne doit jamais dépasser sa limite. Les fiches donnent 3 500 W et 15 A pour le Voltcraft Energy Logger 4000, 3 680 W et 16 A pour la prise Tapo P110. Un radiateur électrique de 2 000 W passe, un appareil de chauffage plus puissant non.

La précision à faible puissance. C’est le point faible de tous les wattmètres de prise, et le plus mal documenté. Le Voltcraft est l’un des rares à le chiffrer : ±1 % au-dessus de 5 W, ±5 % entre 2 et 5 W, ±15 % sous 2 W. Pour mesurer des veilles, voir notre article sur la consommation en veille.

Ce qui est affiché. Puissance active en watts, énergie cumulée en kWh, coût selon un tarif saisi : c’est le minimum. Les modèles plus complets affichent aussi tension, courant, puissance apparente et facteur de puissance. Seule la puissance active est facturée.

La mémoire. Un wattmètre qui perd ses données quand on le débranche oblige à tout recommencer. Le Voltcraft conserve ses relevés grâce à une pile de sauvegarde.

Les quatre familles

1. Le wattmètre à écran

Le plus simple : un écran, quelques boutons, un compteur de kWh et parfois un calcul du coût. Il suffit pour la plupart des usages : mesurer un réfrigérateur sur une semaine, comparer deux programmes de lave-linge. L’ADEME le cite parmi les petits outils qui aident à rester maître de ses consommations.

2. L’enregistreur

Il garde l’historique de la mesure, pas seulement le total. Le Voltcraft Energy Logger 4000 en est un exemple : il mesure de 0,1 à 3 500 W, enregistre jusqu’à six mois de données de puissance, de tension et de courant, et les transfère sur une carte SDHC à lire sur ordinateur. C’est l’outil pour comprendre le cycle d’un appareil : à quelle heure démarre le compresseur, combien de temps chauffe la résistance du lave-linge.

3. La prise connectée avec mesure

Elle envoie les mesures sur un téléphone par Wi-Fi et permet de couper l’appareil à distance ou selon un horaire. La Tapo P110 fonctionne en Wi-Fi 2,4 GHz, entre 0 et 35 °C. Sa fiche indique aussi sa propre consommation : jusqu’à 1,64 W quand elle alimente l’appareil. C’est négligeable derrière un lave-linge, beaucoup moins derrière un appareil dont on veut supprimer une veille de 0,5 W. Notre article sur les prises connectées qui surveillent la consommation détaille leur usage.

4. Le compteur Linky

Ce n’est pas un wattmètre d’appareil, mais il mesure tout le logement sans rien acheter. Avec l’enregistrement de la courbe de charge activé dans l’espace Enedis, il fournit un relevé toutes les 30 minutes, d’après l’Institut national de la consommation. Il sert à repérer les gros postes et la consommation de nuit, avant de sortir le wattmètre.

Le tableau récapitulatif

Wattmètre à écranEnregistreurPrise connectéeLinky
Mesureun appareilun appareilun appareiltout le logement
Historiquetotal seulementdétaillédans l’application30 minutes
Coupure à distancenonnonouinon
Consommation proprefaiblefaiblejusqu’à 1,64 W pour la Tapo P110aucune pour vous
Usage typemesures ponctuellesanalyse de cyclessuivi au quotidienvue d’ensemble

Bien s’en servir

Le meilleur wattmètre donne une mauvaise réponse si la mesure est trop courte. La méthode, cycle complet, plusieurs jours pour les appareils de froid, calcul en kWh et en euros, est détaillée dans mesurer la consommation réelle d’un appareil.

Sources

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